Un environnement des affaires favorable est fondamental pour assurer la durabilité et la croissance de l’économie
Dans IYBA-SEED, ce volet vise à créer un environnement plus favorable aux entrepreneurs SEED en encourageant le dialogue public-privé (DPP) et en appuyant des réformes politiques qui améliorent l'accès au financement et à d'autres ressources commerciales essentielles.
L'environnement des affaires peut être défini comme « un ensemble complexe de conditions politiques, juridiques, institutionnelles et réglementaires qui régissent les activités des entreprises ». Un environnement non propice peut poser de nombreux défis aux entrepreneurs, tels que la complication des processus d'enregistrement ou d'autorisation, la responsabilité personnelle en cas de faillite, l'absence de mesures incitatives pour attirer des financements ou des talents internationaux, l'exclusion des femmes et des jeunes, le manque de clarté concernant les litiges commerciaux et les règlements, etc.
Le projet IYBA-SEED contribue à l'identification des faiblesses des cadres réglementaires existants, en collaboration avec les acteurs des écosystèmes entrepreneuriaux nationaux. Une fois ces lacunes identifiées, les acteurs de l'entrepreneuriat peuvent s'appuyer sur leurs réseaux pour plaider collectivement en faveur de réformes, en particulier celles qui favorisent l'inclusion des femmes et des jeunes.
Au niveau international, IYBA-SEED facilite le partage d'expériences entre les pays grâce à des voyages d'études et à l'échange de bonnes pratiques. Grâce à des partenariats public-privé, les agences gouvernementales, les groupes de réflexion et d'autres responsables du secteur public peuvent collaborer avec les acteurs de l'écosystème entrepreneurial pour élaborer des feuilles de route visant à améliorer l'environnement général des entreprises.
Exemples d’activités en cours ou à venir :
Soutenir le dialogue public-privé (DPP) et plaidoyer
Chaque pays s'appuie sur les DPP pour plaider en faveur de réformes politiques qui soutiennent les entrepreneurs SEED.
- Au Bénin, le plaidoyer en faveur de réformes et d'incitations fiscales pour les bénéficiaires de SEED.
- Au Togo, le développement d'une stratégie concertée et inclusive pour promouvoir l'entrepreneuriat dans les municipalités ciblées.
- Au Kenya, la formation des parties prenantes et des acteurs de l'écosystème pour leur permettre de mener des actions de plaidoyer à l’échelle des comtés.
- Dans tous les pays, soutien aux plateformes nationales et régionales de dialogue public-privé.
- Soutenir la commission de l'UEMOA dans la mise en place d'une plateforme régionale de DPP afin d’aborder les questions de l'accès au marché régional, de la circulation des personnes et des stratégies conjointes pour relever les défis communs (Pilotage au Bénin, au Togo et au Sénégal).
Fournir un soutien technique aux réformes politiques
- Mise en œuvre des réformes juridiques nationales en faveur des entrepreneurs, comme le Startup Act (Sénégal) et le SME legal framework (Nouveau cadre juridique pour les PME) au Kenya.
- Suivi et évaluation de l'élaboration et de la mise en œuvre des politiques (Kenya).
- Soutien aux AoEE dans leurs actions de plaidoyer (Kenya et Bénin).
- Appui à la labélisation des SAE et au développement d'une plateforme nationale d'enregistrement des start-ups (Sénégal).
- Soutenir la Direction de l'Autonomisation Economique des Femmes (DAEF), qui opère au sein du Ministère de la Famille et des Solidarités, à élaborer une loi cadre sur l'autonomisation économique des femmes (Sénégal).
Renforcer les cadres d'accès au financement
- Participer au développement de financements alternatifs pour tous les pays ou soutenir la création d'un fonds de démarrage et d'un fonds de fonds (Sénégal, Afrique du Sud).